De la Toussaint à Noël: entre Ciel et Terre

Éditorial

La Toussaint célèbre la Terre montée au Ciel, et Noël, le Ciel descendu sur la Terre. En cette période de profonds bouleversement économiques, politiques et climatiques aux conséquences parfois terribles, ces fêtes religieuses du calendrier chrétien nous invitent à nous recentrer sur l'« essen-ciel »: notre destinée ultime (la vie après la mort) et la présence de Dieu au milieu de nous (Jésus est vivant depuis 2000 ans).

Certes, début novembre déjà, nous serons condamnés à entendre les sirènes publicitaires, et à voir les rayonnages des supermarchés remplis pour préparer les « fêtes ». Mais cette période est avant tout l'Avent (adventus veut dire « la venue » en latin): un temps de conversion et d'intériorité (pour prier plus intensément) prévu par l'Église pour préparer nos cœurs à la venue du Christ. Par exemple en relisant attentivement les deux premiers chapitres de l'évangile de Saint Luc appelés les « Évangiles de l'enfance » (Luc 1-2).

En effet, grâce à l'évangéliste Saint Luc, qui est probablement allé rencontrer Marie à Éphèse, dans la communauté des disciples de Saint Jean, nous connaissons assez précisément les circonstances de la naissance du Christ, ou tout du moins celles qui sont utiles à notre foi. C'est un événement historique qui a bien a eu lieu dans le temps et dans le « monde réel ». L'existence de Jésus de Nazareth est attestée non seulement par les écrits religieux du Nouveau Testament mais aussi par les historiens antiques romains et juifs. Cette « bonne nouvelle » peut bouleverser notre vie si nous accueillons vraiment ce « prince de la paix » (Isaïe 9,5) envoyé par Dieu pour sauver les hommes; Son propre Fils qui s'est fait l'un de nous, fragile enfant dans la crèche de Bethléem qui s'offrira un jour, sur la croix, en sacrifice d'amour pour nos péchés. « Il n'y pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. » (Jean 15,13). Jésus l'a non seulement dit mais Il l'a fait. Pourtant, Saint Jean nous dit dans son prologue (Jean 1,11) « mais les siens ne l'ont pas reçu »...

Don Camille, curé

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