« Si vis pacem, para bellum »

Éditorial

Dans la nuit de Noël, du 24 au 25 décembre, plus de deux milliards de chrétiens (la religion la plus nombreuse au monde) célébreront la naissance du « Prince de la Paix »: Jésus de Nazareth, né il y a plus de deux mille ans, dans une humble grotte de Bethléem, en terre de Palestine occupée par les Romains dont cet adage en langue latine était l’une des devises. Bien plus près de nous cependant, voici un siècle, déclenché par des va-t-en-guerre sans scrupules, le premier conflit mondial de l’histoire moderne s’achevait, avec plus de dix-huit millions de morts dont près de la moitié de civils. Comment ne pas exercer avec plus d’insistance, cette année, notre devoir de mémoire, lors des commémorations de l’armistice? Et comment ne pas réfléchir avec plus de vigilance à la portée de nos comportements individuels et collectifs d’aujourd’hui, qui ont d’autant plus d’impact dans un monde globalisé? Les orientations et choix politiques, à l’échelle locale, nationale, ou mondiale, en matière économique, bioéthique, ou environnementale, auront nécessairement des conséquences graves sur le devenir des peuples. « Si nous voulons la paix » demain, sachons affronter aujourd’hui avec lucidité les défis à relever pour maintenir et cultiver le bien commun de l’Humanité (la solidarité économique, la protection de la vie humaine naissante, ou l’attention à notre planète et son climat).

Mais, dans la paroisse, nous avons justement choisi d’aller d’abord à la rencontre de « la vie » symboliquement représentée par la personne de Paulette, qui va fêter dans quelques jours ses cent ans, puisqu’elle est née... le 20 novembre 1918! Et notons dans nos agendas les belles occasions de célébrer aussi la vie, la lumière et la paix à travers les festivités de la Saint-Martin, les concerts de Noël, et les temps de visite et de prière dans les crèches de nos clochers.

Don Camille, curé

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